En 2016, à Achenheim, dans le Bas-Rhin, près de Strasbourg, des fouilles archéologiques préventives menées par l’Inrap ont permis la mise au jour des squelettes de six hommes, dont un adolescent, entassés au fond d’un silo numéroté 124. Datées entre 4300 et 4150 av. J.-C., ces dépouilles portaient les traces d’une violence extrême : os fracturés, impacts de flèches et coups d’épieu. Quatre bras gauches arrachés, appartenant à d’autres individus, y ont également été découverts.
Cette scène de massacre collectif fait écho à une autre découverte, réalisée en 2012 à Bergheim, dans le Haut-Rhin, où une fosse de la même période contenait huit individus (quatre adultes et quatre enfants) ainsi que sept bras gauches déposés séparément.
Des analyses isotopiques, menées à partir des os, des dents et même des cheveux, combinées à des analyses génétiques sur quatre-vingt-deux individus issus de ces fosses, ont permis de reconstituer leur alimentation, leurs déplacements et leur origine géographique. Publiés fin août 2025 dans Science Advances, près de dix ans après la dernière découverte, ces résultats révèlent l’identité des camps opposés dans ce conflit territorial vieux de 6 200 ans. Les victimes mutilées apparai...
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